Le Pachas givré du mois de Janvier

Une matinée givrée et sportive pour ce Pachas du dimanche matin. Cette action patinoire demeure une tradition en chaque début d’année et elle continue à attirer, défier et satisfaire de nombreuses familles ! C’est un véritable engouement: 18 familles en tout dont 10 en situation de handicap soit plus de 70 participants : c’est une véritable invasion de bonne humeur à City glace !
 
Quel plaisir de voir la glace se colorer de fauteuils roulants ou de poussettes adaptées (ou pas), d’enfants ou ados en situation de handicap volontaires et motivés sur les patins; aux côtés de leurs pairs bien portants parfois aussi maladroits ou suffisamment à l’aise pour entraîner leurs copains et frères et sœurs dans leurs aventures de glisse!
 
Des parents heureux d’être là, sereins, confiants, souriants: tous prêts à relever le défi! Des moments de partage (tout plein), d’échange (de mots, d’enfants ou de matériels), de patinage, de convivialité autour de boissons chaudes, des belles rencontres!
 
Bref un très joli patchwork façon Pachas!
 
Un personnel de City-glace toujours aussi souriant et accueillant. Notre venue ici semble être devenu un rituel pour eux également: la qualité de leur accueil et leurs bons conseils contribuent à la plénitude qui règne durant cette matinée. Cette fois ci, une association de jeunes étudiants ingénieurs « N’autisme » nous a accompagné: pas forcément des experts sur les patins mais leurs sourires, leur disponibilité et bienveillance fut un point fort sur ce rendez-vous.
 
Coup de chapeau à la photographe intérimaire qui a rempli à merveille sa mission: Merci Bélinda !
 
A l’année prochaine c’est sûr!
 
La parole à Jean Pierre, Papa de Lou.
 
« Le pacha patineur migre chaque année vers la patinoire de la route de Laval pour une concentration unique, rituelle et parfois majestueuse, mais pas toujours. Auparavant il doit chausser ses patins et traverser un sol plastifié pour atteindre la glace. Il adopte pendant cette traversée l’agilité et l’élégance d’un cachalot échoué sur un galet. Il rejoint alors ses congénères sur la glace et nous propose un autre monde. En glissant puissamment, en tenant la main de ses proches, en s’accrochant à la rambarde, en poussant une otarie porteuse d’enfant, rien ne détourne le pacha de son but, un pacha ne laisse jamais tomber. S’il y a chute, ce ne sera qu’une virgule dans la Bible de sa vie. En prenant de la hauteur, cette anneau humain tournant sur la glace ressemble forcément à ce que nous pouvons appeler une harmonie, et tend à prouver que les hommes savent encore faire du beau.
 
L’équipe des N’autism est très présente et facilite cette matinée avec le sourire. Au fur et à mesure des tours les sourires apparaissent puis se confirment, les enfants s’éclatent, donc leur parents aussi.
 
Une petite halte à la cantine permet de confirmer qu’aujourd’hui il n’y aura pas de penser, prévoir, calculer, convaincre, négocier, demander, réfléchir, décider, planifier et bien d’autres, et que nos falaises quotidiennes attendront lundi pour qu’on les détruise.
 
Je reprends la glace derrière la poussette où Lou a pris place. Quelques coups d’œil me permettent de voir chez certains pachas patineurs une assurance retrouvée. Je m’ose à aller plus vite, Lou apprécie et rigole. La sono diffuse une chanson que Lou adore, je me penche à son oreille et commence à lui chanter. Après quelques moments, elle se retourne en souriant et me regarde si magnifiquement que je suis le roi du monde. En fait je suis réellement le roi du monde, mais je ne suis pas le seul. D’autres mamans et papas pachas sont aussi les reines et rois du monde, parce que les enfants l’ont voulu ainsi. En glissant sur la glace, les lames des patins des pachas tracent les lignes d’une extraordinaire lettre d’amour à leurs enfants.
 
Ce soir cette glace ne fondra pas.
 
Merci à Cécile. »
 
Jean Pierre.

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